Immobilier : investir dans la pierre, toujours avantageux sous l’ère Macron ?

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Ce sont surtout les réformes et les nouveaux programmes des candidats qui ont attiré l’attention des électeurs pendant la campagne présidentielle. Dans le cas du nouveau locataire de l’Élysée, il fallait s’attendre à de nombreuses révisions, notamment dans le domaine de l’immobilier. Suppression de la taxe habitation pour 80 % des Français, amélioration de l’encadrement des loyers, révision du niveau des loyers, Emmanuel Macron a largement su convaincre une bonne partie de la population. Mais comment les nouvelles idées du président vont-elles réellement impacter sur les investissements dans la pierre ?

La réforme sur l’ISF pour accroître les investissements

L’ancien ministre de l’Économie l’avait déjà dit que s’il devient président, l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) se transformerait en impôt sur la rente immobilière. Et pour faire simple, le nouveau chef de l’État veut surtout parler d’IFI (Impôt sur la fortune immobilière). Un changement que les investisseurs souhaitant bénéficier d’un emprunt immobilier pourraient constater en accédant à un comparatif de crédit sur boursedescredits.com.

Pour Macron, le diagnostic est assez clair, l’ancien système n’intervient pas réellement dans la réduction des inégalités. Par ailleurs, il coûte trop cher à l’économie si on en croit les entreprises, car il touche considérablement le rendement. Les prélèvements concernent tous les actifs (mobiliers comme immobiliers) de manière à limiter la croissance. Et puisque les propriétaires sont contraints de respecter la règle, ils renflouent leur perte en augmentant les dividendes. Ce qui impacte sur la situation des salaires en particulier et donc celle de l’épargne, de l’investissement, bref, de l’économie en générale.

Concrètement, dans le cas de l’IFI, l’impôt ne prendra en compte que le patrimoine immobilier puisque les autres actifs tels que les biens mobiliers et les placements financiers seront exonérés. L’estimation de l’assiette fiscale n’inclura plus les autres biens ou fortunes comme les voitures, les bijoux, l’épargne ou autres. Le dispositif pourrait aussi affranchir les assurances vies bien qu’il y ait encore quelques réserves sur ce sujet. Comme les autres réformes majeures du nouveau locataire de l’Élysée, l’application de cette règle est prévue au plus tard l’année prochaine si on se réfère au contexte, mais certaines sources mentionnent que la date pourrait être reportée jusqu’en 2019.

Doit-on s’attendre à de nouvelles modalités et à un nouveau barème ?

Les modes de calculs concernant le patrimoine immobilier seront gardés. Le président entend, en effet, proposer le même barème que celui de l’ISF pour l’IFI. On rappellera que cette modalité fonctionne à travers un système de valeurs nettes imposables ou plus exactement par tranches. La taxe peut alors aller de 0,5 % à 1,5 % selon le montant estimé. Le seuil étant toujours de 1,3 million d’euros. Les aspects de la règle qui concerne la résidence principale seront aussi maintenus. L’abattement de 30 % s’appliquera encore sous l’ère Macron.

Pour finir, les dispositifs de plafonnement et les mécanismes anti-abus resteront les mêmes. Le prélèvement n’excédera pas 75 % des revenus des assujettis. En matière d’investissement immobilier, l’IFI aura comme effet de baisser la facture des foyers fiscaux. À long terme, ceux qui ont décidé de remettre leur argent dans l’économie seront les plus avantagés. Comme quoi, la pierre demeure un placement encore plus intéressant avec les réformes Macron.